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Messages postés par Doude Nombre de messages référencés sur Oniromancie (non supprimés): 1308 Aller à la page: 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 06/03/2024 à 14:18:15. (3308 messages postés) |

| Est-ce que c'est russe et est-ce que ça date de la guerre froide ?
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 06/03/2024 à 13:56:06. (3308 messages postés) |

| Oui, bravo !
J'ai pas trop l'habitude de ce jeu, je ne sais pas à quel point une réponse attendue doit être précise ou non vis à vis de l'objet à trouver 
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 06/03/2024 à 12:33:11. (3308 messages postés) |

| La garde d'une épée d'un film célèbre 
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 06/03/2024 à 08:47:33. (3308 messages postés) |

| Pas exactement le pommeau. C'est bien d'une épée dont il s'agit, unique et un peu connue. Je laisse ouvertes encore un peu les réponses, si quelqu'un a la réponse exacte il prend la main sinon ce sera Nemau qui a correctement identifié une épée.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 05/03/2024 à 17:37:14. (3308 messages postés) |

| Tu t'en rapproches beaucoup avec ta première réponse.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 05/03/2024 à 15:12:04. (3308 messages postés) |

| (J'hésitais avec un ananas au début )

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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Topic du Cinéna |
Doude -
posté le 04/03/2024 à 10:00:33. (3308 messages postés) |

| Je partage assez largement l'avis du frangin. C'est un peu long, pour faire monter la sauce "épique" sans doute mais ça ne marche pas complètement car ça se perd en répétition et en méandres qui ont peu d'impact, surtout passé le premier tiers du film. Les quelques scènes d'action sont super, mais ça en manque, et la bataille finale est bâclée, on arrive difficilement à croire au dénouement.
Autre problème : le fait qu'il n'y ait pas de renouvellement des lieux (c'est le 2, donc forcément...) à part Giedi Prime (qui est une claque visuelle, surtout au ciné, surtout avec le son qui fait vibrer ton fauteuil). Le tout reste très impressionnant, très beau, mais c'est à nouveau 3h de dunes de sable, quoi. Si on ne connaissait pas par cœur Dune et son univers, l'avalanche de concepts déployés suffirait à faire de ces 2 films des bijoux de science-fiction, mais ce ne sont que des adaptations d'un roman ultra connu et qui viennent de surcroît se comparer au film de Lynch.
Mon plus gros problème avec le film est que l'amour entre Chani et Paul n'est pas assez bien construit, or on dirait quasiment que cet amour passe au-dessus de l'éveil de Paul en terme d'importance. Au point que la scène finale montre Chani qui digère sa tristesse et ses regrets, et pas Paul qui s'apprête pourtant à devenir l'empereur de toute la galaxie.
Bref, c'est un très bon moment à passer, surtout au cinéma, mais ça ne fera pas date.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Vos bureaux (virtuels ou non), le retour |
Doude -
posté le 29/02/2024 à 17:06:30. (3308 messages postés) |

| Haha j'ai eu la MX500 aussi. Cette ergonomie à l'époque, j'aimais tellement (elle était grande, j'ai des grandes mains ça m'allait bien).
Perso je vais investir tôt ou tard dans une Zowie EC2 (versions sans fil)
Souris d'aspect sobre mais qualité de malade (150€ ), et c'est juste pour jouer à Counter Strike. 
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 29/02/2024 à 14:50:13. (3308 messages postés) |

| Première fois que je poste un truc à deviner, j'espère que j'ai fait ni trop simple ni trop difficile :

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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Vos bureaux (virtuels ou non), le retour |
Doude -
posté le 29/02/2024 à 12:56:10. (3308 messages postés) |

| Ce qui vaut le coup c'est les fonctionnalités (débridage molette, la molette pouce, l'ergonomie, le bouton sous le pouce, le très grand paramétrage disponible etc.) mais en terme de fiabilité, j'ai connu les mêmes soucis avec du bas de gamme de chez Logitech autant qu'avec du haut de gamme. Là j'en suis à ma 2e MX Master (la V2) j'avais acheté la V1, elle a tenu quelques années puis le clic "de base" s'est mis à déconner comme j'ai connu précédemment. Je sais pas pourquoi je reviens toujours à Logitech finalement, alors que je dois en être à ma 5e souris chez eux et qu'elles ne me durent que quelques années avant de se mettre à déconner.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Vos bureaux (virtuels ou non), le retour |
Doude -
posté le 29/02/2024 à 11:33:36. (3308 messages postés) |

| Haha je le savais ! C'est tout à fait classique de l'Amérique du Nord, vos intérieurs sont toujours avec plein de moulures décoratives partout (encadrements de porte, plinthes etc.) quasiment toujours en blanc d'ailleurs. C'est beaucoup plus sobre en France, les plinthes sont généralement toutes lisses.
Si chère que ça, la souris ? Je crois pas avoir mis plus qu'une grosse centaine d'euros dedans à l'époque :o
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Vos bureaux (virtuels ou non), le retour |
Doude -
posté le 28/02/2024 à 09:28:06. (3308 messages postés) |

| Créa je te connais pas trop mais rien qu'à la plinthe que je vois en bas du mur je sais que tu es au Canada ou Etats-Unis
J'ai la même souris. Elle est super pour la bureautique pour je joue à Counter-Strike avec et je commence à en voir les limites. 
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Sauvons la planète ! Avant qu'elle pète ! *prout* Trop tard ! |
Doude -
posté le 12/02/2024 à 10:16:03. (3308 messages postés) |

| Non moi ça m'a l'air 100% legit.
Mais par contre, c'est pas parce que c'est en vert sur la carte de droite que c'est une "vraie" forêt. Je veux dire, y'a pas mal de forêt autour de chez moi, c'est trop exploité, les arbres sont tous jeunes, etc.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - La parentalité positive |
Doude -
posté le 12/02/2024 à 10:13:11. (3308 messages postés) |

| Je pense qu'il y a un entre-deux à trouver.
D'un côté il ne faut pas hésiter à dire "non", à être ferme, etc. La parentalité positive peut être comprise / interprétée / appliquée de différentes façons, sinon ça peut dégénérer, nous-mêmes on considère qu'on a pas réussi à trouver le point d'équilibre avec nos enfants. Dans le cas de l'article, c'est peut-être pire. Donc il se peut que le gosse soit effectivement ingérable et super pénible de la faute d'une éducation voulue positive mais avec beaucoup d'effets négatifs.
Parallèlement, et c'est le sens du message de Nemau je pense, pas mal d'adultes sont un peu à la ramasse sur ce à quoi devrait ressembler un enfant à tel ou tel âge. J'entends par là qu'ils attendent des fois une obéissance naturelle, certaines règles de politesse de la part de l'enfant, certaines façons de se comporter, etc. alors qu'il est normal qu'un enfant qui n'a pas été "dressé" à l'obéissance aux adultes soit plus "instable", surtout avant 7-8 ans. C'est pas facile de laisser l'enfant le plus libre possible, de laisser exprimer sa personnalité, de pas briser sa confiance en lui, etc. et dans le même temps de le faire s'insérer correctement dans une société où tout est affaire de dominant > dominé : le parent > l'enfant, le prof > l'élève, le policier > le citoyen, le patron > l'employé, etc. Pour moi il est là le point de friction.
(Mes filles sont un contre-exemple étonnant, à la maison c'est le bazar, elles sont ultra libres, font leur vie etc. Pour autant en classe elles sont dans la petite minorité d'élèves parfaites qui ne font pas de bruit, sont bien respectueuses de tout etc. Mais pour être honnête cela ne vient pas de l'éducation (ou pas beaucoup) mais surtout qu'on est une famille très repliée sur elle-même et que dans tout lieu extérieur elles retrouvent pas cette sécurité et sont donc plutôt timides, enfin c'est mon analyse.)
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 05/02/2024 à 09:44:07. (3308 messages postés) |

| Troma tu passes d'un truc trop dur à trop facile 
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 01/02/2024 à 09:42:02. (3308 messages postés) |

| Une sorte d'embouchure, pour souffler/pomper de l'air ?
Une ventouse ?
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Sauvons la planète ! Avant qu'elle pète ! *prout* Trop tard ! |
Doude -
posté le 30/01/2024 à 15:53:33. (3308 messages postés) |

| Citation: - Les climatiseurs vont accélérer le processus. |
Par contre, dans un monde qui se réchauffe, tu supprimes parallèlement un gros besoin en chauffage de tous les pays tempérés / froids pour la saison hivernale, non ? Mais bon, j'imagine que ça contrebalance pas, il semble plus énergivore de refroidir une pièce que de la réchauffer.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 29/01/2024 à 09:58:21. (3308 messages postés) |

| Un œil de poisson ou d'oiseau ?
Un morceau de robot ?
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 26/01/2024 à 14:21:10. (3308 messages postés) |

| Oui c'est grave le Titanic je pense :

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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Topic de la politique |
Doude -
posté le 24/01/2024 à 08:55:30. (3308 messages postés) |

| Est-ce qu'on va voir Pascal Praud dire, à n'importe quel.le invité.e :
"Est-ce que vous condamnez les violences, les agri-terroristes qui prennent les Français en otage [en bloquant l'autoroute] ?"
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Animalisme |
Doude -
posté le 22/01/2024 à 16:15:16. (3308 messages postés) |

| [Vieux post - mais EDIT à lire plus bas]
On m'a fait une réflexion intéressante sur le Reddit anglophone, au sujet de la souffrance des animaux sauvages.
C'était à propos d'une vidéo d'un bateau de pêche vu de dessus, où plein de pêcheurs à la ligne attrapaient un max de poissons (des thons, petits donc jeunes). Les commentaires étaient plutôt admiratifs de la prouesse des pêcheurs, j'ai lu des "ha voilà ça c'est bien, pas comme les filets de pêche" etc. Alors comme d'hab et c'est mon vice, j'ai fait le vegan chiant et du virtue signaling (je vous rassure, je m'autorise ça pas souvent et qu'avec les parfaits inconnus sur internet).
Donc j'ai répondu à 2-3 posts avec des trucs du genre "bon ok c'est pas le pire qui se fait mais ça reste horrible, on les voit suffoquer sur le pont pendant longtemps, les poissons peuvent souffrir etc."
J'ai eu évidemment une avalanche de pouce:baisser et les traditionnels commentaires nuls avec des arguments pétés (la Vie, la Mort, blabla tout ce qui implique de mettre des majuscules à des noms communs pour cacher la misère philosophique sous le tapis). Mais dans le tas, on m'a dit (en gros) :
"Ces poissons mangent d'autres poissons, et se feront manger eux aussi. C'est un résultat "net zéro" en terme de souffrance"
Et j'avoue que dans ce cas précis, cela me semble vrai et donc un bon contre-argument au mien. Le thon pêché aurait causé de la souffrance, et en aurait subi lui-même. Qu'est-ce que l'humain change ici au juste ?
Alors on est d'accord, la situation est ultra spécifique. On parle d'humains chassant des animaux sauvages en partant déjà du principe que l'animal tué souffre pareillement que ce soit de la main de l'humain ou d'un prédateur naturel (mais ça, ça semble plausible). Et que cet animal est un prédateur autant qu'une proie (ce qui sera pas le cas des cerfs et autres lapins - bon les sangliers, à part ptet béqueter une souris 2 fois dans l'année s'ils en ont les moyens... Par contre, question ouverte sur les renards, blaireaux etc.).
Evidemment, ce contre argument s'attaque uniquement au volet spécifique "souffrance pour l'animal tué" et ne résout pas les autres soucis :
- Que la prédation humaine s'ajoute à la prédation existante, déséquilibrant les milieux naturels donc créant des problèmes plus tard (je schématise mais si c'est l'humain qui prend le thon destiné au requin, que va manger le requin ?)
- Que cela alimente le symbole qu'il est normal / acceptable qu'un humain tue une personne non-humaine, de sang froid, sans avoir la moindre once d'empathie (les poissons n'étaient même pas achevés sur le pont du bateau). Mon idée sous-jacente c'est qu'il me semble impossible d'accéder à une société parfaitement pacifiste et bienveillante si l'on continue de voir des actes aussi durs et violents. Un argument que certains avancent souvent pour défendre le véganisme c'est "si les gens veulent manger de la viande, ils devraient commencer par tuer eux-mêmes l'animal" et j'avoue qu'on verrait là une belle chute dans les ventes.
- Que cette activité de pêche nécessite du matériel, du carburant, des humains, du temps, de l'énergie qui devrait être consacrée à autre chose de plus profitable pour la planète.
Tout ça pour dire que j'ai pas l'esprit fermé sur l'animalisme, si on me donne une remarque intéressante je la prends.
EDIT :
Un post récent que j'ai fait dans "opinion non populaire" sur Reddit.
Je sais pas, je me dis qu'à force de répéter les choses de manière différente, y'a moyen qu'un jour ça fonctionne chez ceux qui n'ont jamais été réceptifs.
Citation:
Tout animal sentient est une personne.
En voilà de la vraie opinion impopulaire ! Allez pitié ami Redditeur, lis-moi jusqu'au bout, je vais te convaincre, promis.
La proposition en titre est si simple, si évidente en réalité, que réside ici précisément tout le problème.
Avant d'expliquer, rappelons ici qu'on en a des tonnes d'exemples de visions du monde ultra évidentes qui ont mis des millénaires à être comprises / intégrées par la société. Le droit de vote des femmes ? 1944, bordel. Et ben tous les gens pré-1944 qui s'y sont opposés, sous n'importe quel motif, était des formatés du système jusqu'au tréfond du bulbe, et j'ose espérer qu'on est tous d'accord là-dessus. Je dis pas des "idiots", évidemment, c'est pas un problème d'intelligence ; c'est un problème d'ouverture d'esprit, de renonciation à des choses bien ancrées dans notre petit cerveau. De déconstruction. Et c'est là tout le truc, plus la chose à déconstruire est simple, mais ancrée, plus cela semble inconcevable de le faire.
J'en viens à mon sujet.
Déjà pour rappel ou éclairage, un animal sentient est un animal doté d'une conscience d'être en train de vivre, d'agir (une expérience subjective du monde en somme) et en capacité d'éprouver de la souffrance ou du plaisir. Et ça englobe un paquet d'espèces, pour pas dire "n'importe quelle espèce à laquelle toi là tu es en train de penser là tout de suite", la recherche allant jusqu'à inclure l'immense majorité des insectes, alors tout animal plus "évolué", on en parle même pas.
C'est quoi, une personne ? Comment définir ce terme ? Est-ce la couleur de peau qui compte ? Bien sûr que non. Le nombre de bras, de doigts ? On va pas exclure de cette catégorie les amputés ou infirmes de naissance, quand même. L'intelligence ? Allons, Einstein est une personne autant que la personne en situation de handicap mental le plus sévère. La capacité à ressentir des émotions alors ? A avoir de l'empathie ? A faire preuve d'humanité ? A participer au contrat social ? Je peux faire une liste longue comme un jour sans pain et on trouvera toujours, au sein de l'humanité, des contre-exemples, évidemment, de psychopathes, de bébés encore incapables d'exercer toutes ces capacités, de personnes âgée démente qui n'a plus qu'un lien social minuscule avec ses "semblables".
Sur quoi se fonde en réalité cette notion de personne ? Sur 2 choses, l'une très pertinente, l'autre pas du tout. D'un côté on a l'individualité. Je suis un être unique, doté d'une personnalité unique. Ça, c'est le truc pertinent. Et ensuite le truc teubé, la 2ème condition pour pouvoir prétendre à ce titre suprême de "personne" (et à toute la considération morale qui en découle) : avoir un patrimoine génétique assez proche de tous les autres gugusse qui se sont également autoproclamés des personnes. Bref, l'espèce. Le pourcentage d'ADN partagé. Genre, on arriverait à faire naître un hybride singe-humain (certains ont essayé) qu'on saurait plus quoi en foutre. Personne, pas personne ? Merde, aucune réponse dans les livres sacrés et rien non plus dans le bon sens populaire. Mais si on faisait de la philo qui dépasse le niveau CP, juste ?
[Je suis hyper mauvaise langue avec les CP, les jeunes enfants voient naturellement les autres animaux comme des personnes, mais à force de leur en mettre dans leur assiette et de leur dire "qu'ils sont pas comme nous" - comme pour certains, les arabes ou les noirs - bah que voulez-vous, le spécisme finit par les matrixer].
Donc, et pour finir. On peut être un peu raisonnables, tous, 30 secondes là ? Si on est assez fins pour comprendre que la couleur de peau est pas un bon indicateur pour reconnaître le statut de personne à un autre humain, on peut l'être tout autant pour dépasser cette idiotie de barrière de l'espèce et inclure tout individu quel que soit le nombre et la longueur de ses poils, ou si c'est des plumes ou écailles à la place, la forme des yeux, des oreilles, le niveau d'intelligence, d'empathie envers autrui, et [insérez ici à peu près tout ce que vous voulez qui n'a aucun foutu rapport avec la choucroute, dans le fond !].
Et là on arrivera au but, voir toute forme de vie sentiente comme un autrui, certes ultra teubé, différent physiquement, "pas comme nous" sous tellement d'angles mais aussi "tellement comme nous" quand on le prend pour ce que cet autrui animal est : une personne, un être unique au milieu de ses "semblables", qui persévère dans son être et sa survie, qui fuit la souffrance, et si on ouvre assez grand les yeux on découvrira même un monde merveilleux habité par les sentiments.
J'aimerais rappeler ou apprendre à ceux qui ne le savent pas, que plusieurs pays dans le monde on donné le statut de "personne non-humaines" à des grands singes, entre autres pour les protéger d'un point de vue juridique. Si maintenant cela vous pousse à décaler la notion de personne entre "les grands singes à part" et "tout le reste en dessous", vous êtes un pied de plus dans l'incohérence.
En conclusion, ou plutôt ouverture, de la boîte de Pandore : le statut de personne appelle évidemment à revoir complètement notre considération de ces actuelles non-personnes et leur traitement. |
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Topic de la politique |
Doude -
posté le 26/12/2023 à 09:58:17. (3308 messages postés) |

| Juste un truc Nonor, en très vite fait :
Citation: Bon maintenant si on pouvait éviter de tourner encore en boucle sur ce sujet et passer à autre chose... Pourquoi ça vire toujours en règlements de comptes? C'est épuisant. Ignorer le topic sur le véganisme ne suffit même plus pour avoir la paix sur ce forum. |
Je pense que ça doit être agaçant pour toi que le sujet "antispécisme" (et non véganisme - la nuance compte) semble resurgir (par moi ou Nemau) quel que soit le débat en cours. Je veux juste expliquer très rapidement ici que la plupart de nos débats, a fortiori dans ce topic politique, concernent des sujets de société : comment on décide de vivre ensemble, quelles lois doivent encadrer nos actions, comment on traite tel ou tel groupe, etc. La morale a souvent un rôle à jouer dans les orientations politiques. Or Nemau et moi, tu l'as bien compris, intégrons les animaux au groupe "société", donc il est fréquent qu'on ait à invoquer l'antispécisme pour des sujets qui, pour toi ou d'autres, n'auraient rien à voir. Bon là en l'occurence ce que je dis ne s'applique pas réellement à l'échange que tu as eu en premier lieu avec Nemau, mais je voulais juste éclaircir ce point : en 3 mots, ce n'est pas une obsession, mais un prisme, comme peut l'être celui de la lutte des classes.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Topic de la politique |
Doude -
posté le 22/12/2023 à 10:20:11. (3308 messages postés) |

| Citation: Donc là t'es en train de me reprocher de faire appel à mon empathie plutôt que de calculer que si je les aide ça m'aide aussi? Voilà qui m'étonne de toi, c'est-à-dire que toi tu te demandes si les aider revient à t'aider toi, alors que moi j'agis de manière désintéressée, selon toi... Ben ok ça me va, j'ai l'impression que c'est moi le gentil dans cette histoire, pas toi, et selon tes propres mots. |
Tu as compris sa phrase à l'envers.
Il cherche à montrer que concernant les personnes non-humaines tu affirmes que ta morale est basée sur un strict calcul intéressé, que c'est rationnel, logique, que cela suffit ; alors que pour les personnes humaines c'est bien l'empathie (et tant mieux) qui parle, avant tout calcul.
Même si au fond, il y a bien, pour tout le monde, toujours un peu de calcul derrière. Quand on veut la paix et la prospérité pour tout le monde sur toute la Terre, on veut une grande famille humaine qui prend soin de chacun avec une petit idée sous-jacente, que l'on sera toujours inclus dans cette grande famille.
Le pire avec cette loi sur l'immigration, c'est qu'elle est effectivement basée sur une défense des intérêts à la base, comme l'explique Nemau, mais que factuellement si on l'applique c'est même pas le cas :
- Expulser les gens coûte bien plus cher que les garder / les inclure
- L'abandon de l'aide médicale d'état aux étrangers peut créer de grave problème de santé publique, en plus d'être très coûteux
- On a besoin des étrangers pour l'économie française, les patrons voulaient des régularisations plus faciles pour leurs travailleurs
Bref, il n'y a bien que sous l'angle d'une défense de la "culture française" (laquelle précisément au juste ?) que l'idée de fermer frontières pourrait être soutenue. Non pas que ça soit pas archi critiquable en soi - mais en tout cas sur le domaine économique, cela va être un fiasco.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - [JEU] Qu'est-ce que c'est ? |
Doude -
posté le 19/12/2023 à 12:25:44. (3308 messages postés) |

| On dirait du matériel électronique / informatique en couleurs inversées 
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - La religion |
Doude -
posté le 07/12/2023 à 09:49:29. (3308 messages postés) |

| Citation: Un exemple ne prouve rien. Donc tu n'as rien prouvé. |
Mais même sans mon exemple.
Dire qu'on a un libre arbitre, c'est à dire qu'on fait un choix / une action hors de tout déterminisme, c'est dire qu'on agit sans raison, depuis le "vide", de manière indéterminée. A toi de prouver que l'indétermination peut exister. Avec mon exemple, j'ai prouvé que la détermination est une chose qui existe.
|
L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - La religion |
Doude -
posté le 06/12/2023 à 08:40:50. (3308 messages postés) |

| @Samy423 : c'est toi qui dit que des choses comme le hasard ou le libre-arbitre existent, c'est à toi que reviens la charge de la preuve. Dire que l'univers est régit par des déterminismes c'est un constat factuel. Je pousse un objet (cause déterministe) il se retrouve plus loin (conséquence déterminée). A toi de prouver que tout ne tombe pas sous cette loi de cause > conséquence.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - La religion |
Doude -
posté le 05/12/2023 à 06:51:52. (3308 messages postés) |

| @Rots : Certes, je suis plus dans une phase de solidification de ma pensée que d'une tentative de convaincre. Mais ça peut éventuellement contribuer à planter la graine du doute.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - La religion |
Doude -
posté le 04/12/2023 à 22:59:45. (3308 messages postés) |

| J'ai pas le temps pour ce débat que j'adore
Alors je lâche juste ici ma position ultra rapidement sur le sujet si des fois ça intéresse : l'idée d'un être divin créateur de l'univers par sa volonté est saugrenue, et plus encore, folle. Pour le comprendre, il suffit de regarder à la loupe les termes que j'ai mis en gras un par un. Les déconstruire.
Un être : ça existe, un peu, et ça n'existe pas, beaucoup. Les atomes qui composent une cellule sont une multitude. Les cellules qui composent notre corps sont une multitude. Nous les humains sommes la multitude du vivant. Le vivant c'est une multitude. Cadrer notre existence au niveau d'un humain c'est valable mais autant que tout le reste. Mais c'est très dur de penser autrement que du point de vue humain. En tout cas, l'idée de faire exister un être "seul", bien circonscrit, pas composante d'une multitude ou résultat d'une multitude, c'est complètement fou et risqué, rien de tel n'existe dans l'univers observable, à part "l'univers en entier" à l'extrême bout de la chaîne et peut-être un quark de l'autre côté.
Divin : aucune preuve de surnaturel n'existe. Au-cune. Rien que le concept de sur-naturel est fou. Il existerait quelque chose qui glisse parallèlement à tout ce qui... existe, ça ne fait aucun sens.
Créateur : nous ne créons pas réellement, nous transformons, nous produisons, nous subissons des processus, sommes les rouages de beaucoup d'autres processus. Un artiste "crée" autant qu'une rivière "crée" le chemin de son cours d'eau. La création au sens d'inspiration particulière mêlée de volonté particulière n'existe pas réellement.
Par sa volonté : le libre arbitre n'existe pas, nous sommes aussi libre que des pierres ou qu'un stylo, la volonté n'existe pas non plus. Ces deux phénomènes sont une illusion de notre conscience ; ok, différence notable de nous et de la pierre, nous comprenons en temps réel ce qui se passe mais c'est un effet secondaire, collatéral, on a zéro prise.
Bref, poser un dieu créateur au démarrage c'est faire intervenir des concepts qui n'existent pour la plupart déjà même pas dans l'univers et crier, non plutôt, hurler dans cet être divin toute son humanité qui n'a rien déconstruit de tout ce qui lui paraît évident depuis son petit regard humain.
Et on a même pas ajouté sur ce tableau que Dieu est censé avoir des émotions humaines (l'amour, le pardon, la joie, etc.) ! Et tout le reste (Jésus, la sodomie c'est pas bien, et j'en passe).
EDIT : Début du bouquin que j'ai commencé à écrire (état de brouillon) qui expliique un peu mieux tout ça :
Spoiler (cliquez pour afficher) Pour pouvoir poser certaines questions au sujet de Dieu et de la Bible, il faut d’abord définir, expliciter certains concepts dont nous nous servons avec trop de légèreté la plupart du temps et sans les avoir examinés. En grande partie, ce sont des conceptions instinctives anthropocentrées qui sont dissoutes ou tout du moins malmenées par l’examen philosophique.
Les émotions
On n’a aucune raison de penser qu’il existe autre chose dans ce domaine qu’un mélange subtil entre une activité neuronale et chimique (hormones notamment, citons par exemple l’ocytocine qui est au coeur de nos relations amoureuses, sociales, qui nous rend confiant envers les autres humains1). Ça, c’est pour la partie technique, le « comment ». à la question du « pourquoi », la réponse la plus simple, et donc la plus satisfaisante, est de dire que les émotions ont un rôle social, de cohésion très forte (attachement à l’autre : amitié, amour, empathie, tristesse qui indique aux autres qu’on a besoin de soutien), tout cela a permis aux humains en tant que groupes de prospérer. Grande intelligence et émotions sont des concepts liés et ont été les outils de notre survie.
Les émotions que nous vivons sont parfois très fortes et tous les humains les partagent. En ce sens, elles semblent dépasser notre petite personne, être universelles, c’est là qu’elles revêtent un aspect qui peut sembler immatériel, surnaturel.
Dire que Dieu nous aime, qu’il est parfois en colère, clément, satisfait ou non, qu’il prend pitié, bref qu’il ressent les mêmes émotions que nous, est une proposition dont il faut prendre conscience du caractère extrêmement osé : en effet, elle fait alors exister les émotions hors du cadre humain et surtout hors d’un cadre matériel. On supprime d’un geste toute la partie « comment » décrite plus haut, ou plus précisément, et cela est également très problématique à mon sens, on fait co-exister les émotions à la fois comme fait biologique ET comme quelque chose d’immatériel, surnaturel, un attribut humain et divin présent jusque dans « l’au-delà ». On ajoute également au seul « pourquoi » (la survie des groupes humains) un autre « pourquoi » (les émotions comme don de Dieu aux humains). Tout ceci constitue, philosophiquement, une très grande prise de risque (dans l’objectif de décrire / expliquer le monde).
La liberté, la volonté
On n’a aucune raison de penser que le libre arbitre, c’est à dire l’auto-détermination, existe. Ce concept va à l’encontre de toute logique. Le monde est constitué de matière (et d’antimatière, si l’on veut être précis), mûe par des processus (des causes) multiples et entremêlés. Rien ne peut exister sans cause. Tout choix, toute décision, toute action est le produit de causes et ne peut exister que dans un contexte rendu unique par un faisceau de déterminismes. Le hasard pourrait exister, et se superposer à tout ça ; la recherche est en cours sur ce sujet. Mais le hasard, s’il existe, viendrait introduire au mieux de l’indétermination dans l’univers, et ne rendrait pas pour autant possible l’auto-détermination. Dire que le hasard existe, c’est dire que le déterminisme absolu n’existe pas, et non que les humains ont la capacité à se déterminer eux-mêmes.
Nous croyons instinctivement au libre-arbitre pour la raison que nous faisons une expérimentation consciente, et en temps réel, du monde (la conscience est souvent mystifiée, sacralisée - mais ce n’est rien de plus que le fait de se « sentir penser »). La conscience déforme notre perception de la réalité, nous donne ce sentiment que nos choix sont le produit de notre volonté. Qu’il y a « plus » qu’une simple reconnaissance en temps réel que nous sommes en train de penser, choisir, agir.
La volonté est une illusion, tout comme le libre-arbitre dont on imagine qu’elle découle. On n’a pas la « volonté » de faire quelque chose ; nous sommes sous la contrainte de nos capacités mentales, notre éducation, nos connaissances, nos penchants, nos goûts, et des millions de déterminismes bien plus fins encore, jusqu’à l’architecture même de notre cerveau.
Dire que Dieu a une volonté constitue donc un très gros problème philosophique ; non seulement par là nous faisons exister une entité auto-déterminée, ce qui va à l’encontre de la règle physique observable dans l’univers et de la logique pure, mais même si on l’admettait ; ce qui est également très problématique, c’est que, par cette proposition, nous transposons un vécu humain, à savoir la conscience de penser et d’agir, qui n’est qu’une perception et pas un moteur, un fait mécanique automatique en quelque sorte, à Dieu.
L’essentialisme
L’essentialisme consiste, grosse modo, à transformer inconsciemment la simple étiquette que nous posons sur chaque chose (une table, une voiture, un oiseau, un humain...), et qui est certes très utile au quotidien, en une « essence » qui surpasse l’objet désigné, le définissant dans l’absolu. On nie la zone de « flou » induite par ses caractéristiques réelles.
Il est facile de se rendre compte du piège de l’essentialisme pour parler d’une table : si j’en retire un pied, est-ce encore une table ? Et si le plateau est très penché ? S’il n’y a plus que 2 pieds ? Quand devient-elle une table, quand cesse-t-elle de l’être ?
Pour les humains, et plus encore pour toutes les espèces animales, qui se transforment sur le temps long de l’évolution, le piège est que l’essentialisme devient invisible. « Bien entendu, que c’est un humain ! » En quoi l’est-ce ? Parce que lui est d’autres définis comme tels se ressemblent assez ? Quid de celui qui est né si poilu et difforme qu’il semble plus proche d’un singe ? Parce que le génome de tel être désigné comme humain est proche, d’un certain pourcentage, d’autres êtres désignés comme humains ? Quel pourcentage est nécessaire alors ? Nous partageons 60% de notre ADN avec une banane.* En dessous de 99% de génome en commun, on n’est plus humain ? Quel est le pourcentage exact ? Y a t-il ainsi des humains plus humains que d’autres ? Que ferions-nous d’un enfant né hybride humain et chimpanzé, si cela était possible, dans quelle case le rangerions-nous ? A quel moment tel être a-t-il été un humain, quand il n’était qu’une autre sorte d’homo juste avant ? Un célèbre biologiste a dit : la nature ne connaît pas les espèces, elle ne connaît que les barrières à la reproduction.* Il faut bien comprendre la vérité et la puissance de cette phrase qui anéantit l’essentialisme.
La Bible est fondée sur l’humain comme être vivant qui posséderait une essence. Si l’on prend conscience de l’absurdité que l’essentialisme représente pour tout élément de l’univers (systématiquement des paquets d’atomes assemblés de différentes façons, qui se désassemblent et réassemblent en permanence mais que nous rangeons dans des cases par commodité), alors il faut prendre conscience qu’en dotant l’humain d’une essence, nous allons à nouveau très loin dans la prise de risque philosophique. Nous posons à nouveau une prémice à l’explication du monde qui est extrêmement coûteuse, sans nous en rendre compte puisqu’il nous semble bénin, anodin, de parler du monde avec « les humains » à l’intérieur comme quelque chose d’évident et bien défini. Plus que bénin, c’est simple, séduisant même, de penser l’univers de façon essentialiste, mais il n’y a rien de plus abstrait pourtant.
L’identité
à chaque seconde qui passe, notre esprit change, par la réflexion, par l’acquisition de nouvelles connaissances, si infimes soit-elle. à chaque seconde qui passe, notre corps se transforme, il vieillit... Nos cellules se renouvellent : si l’on attend sept ans, on est certain que notre corps est constitué de cellules nouvelles qui n’étaient pas là sept ans auparavant. Nos opinions, nos croyances, notre sagesse, les souvenirs qui restent ou disparaissent : notre esprit évolue sans cesse. Dans ces conditions, pourquoi devrait-on considérer l’identité comme un concept à prendre « en entier » ou plutôt « en une fois », sur le temps long, un continuum en somme, et pourquoi ne devrait-on pas plutôt voir l’identité comme une infinité d’étapes se succédant de façon très rapprochée et dont on pourrait « flasher » un moment précis, ce qui ferait tout aussi sens, voire beaucoup plus sens ? Voici un exemple pour illustrer cette vision des choses.
Je rencontre Mme A. lorsqu’elle a 20 ans. Elle est grande, parle Français, est politiquement d’extrême-droite, athée, n’a pas d’enfants, vit seule, et déteste la glace à la vanille.
Je la rencontre à nouveau à 40 ans. Elle a connu plusieurs tournants dans sa vie : un grave accident l’ayant plongé dans le coma, une amnésie complète et même l’oubli de sa langue maternelle, l’accident a causé un tassement de sa taille et un changement de son apparence physique au point qu’elle en est méconnaissable ; puis elle est redevenue consciente dans un nouveau pays, a réappris à parler avec une nouvelle langue, a rencontré son mari avec qui elle a eu trois enfants, est devenue de gauche et chrétienne, et aime désormais la glace à la vanille.
En quoi est-elle la même personne dans les deux cas ? Car nous avons envie de faire ce lien : parce qu’il y a un corps biologique et un esprit qui se sont transformés et nous pouvons constater, apprécier deux états différents à deux moments de sa vie. Mais ce corps, et cet esprit, ne sont que de la matière et processus à l’oeuvre. Les atomes s’assemblent et se désassemblent sans cesse. Nous sommes tous constitués de « poussière d’étoile » ; de particules qui étaient réunis originellement en une « soupe primordiale » juste avant le Big Bang. Pourquoi la naissance, où tels atomes se sont assemblés en un foetus puis un bébé, devrait-elle être une étape décisive où les atomes assemblés prendraient un sens sacré ? Autre image, pour illustrer : dirait-on d’une voiture quelle est la même chose que les plaques en métal qui ont servi à la fabriquer, simplement à une étape différente de sa « vie de voiture » ? L’identité regardée sur le temps long et comme un continuum est un piège assez semblable à celui de l’essentialisme. Nous refusons de regarder le monde selon sa complexité réelle et avec un oeil neutre, objectif. Notre cerveau nous pousse à la fois à simplifier le monde (pour nous le représenter), et l’anthropocentrisme nous fait sacraliser l’identité humaine de la même façon que nous sacralisons l’esprit humain ; notre regard est tourné vers nous-mêmes, vers notre espèce.
Dans le cas de Dieu et de la Bible, le concept d’identité pose problème lorsque l’on dit que tel humain, telle personne, est une entité bien définie, bien « circonscrite » matériellement, et que cette personne (son esprit) continue de vivre dans l’au-delà. Qu’est-ce qui continue à vivre, réellement ? La personne à l’instant T, ou cet autre instant T ? Mme A. à 20 ans ou à 40 ans ?
Plus encore, et à nouveau il faut insister sur la prise de risque que cela constitue, sur le coût philosphique et scientifique que cela représente, de dire que l’esprit et l’identité survivent à la mort car c’est ce faisant rompre le lien entre corps et esprit, pourtant indissociables. Prenons l’exemple d’une personne en situation de handicap, champion de foot fauteuil. C’est son identité, c’est sa vie, c’est sa fierté. Qu’en substite-t-il au paradis ? Est-on dans un état mental figé au moment du décès ? Continuons-nous d’évoluer ? Reparlons des émotions : telle personne, durant telle tranche de sa vie, était sous un traitement médicamenteux qui avait des effets secondaires : elle était plus amicale, plus gentille, plus aidante. Que survit-il de tout cela dans l’au-delà ? Nous sommes ce que nous sommes autant parce que nous pensons, disons, faisons, que par ce que nous ressentons mentalement ET physiquement. Untel est frileux, l’autre chatouilleur. Lui est comme ça parce qu’il se comporte comme ça quand il est stressé. Lui est comme ça parce qu’il est souvent malade. Les exemples sont infinis. On ne peut pas dissocier le corps et ses réactions, et l’esprit associé, pour définir une personne. Mais pourtant, l’intuition est de croire qu’on peut sortir l’esprit du corps, dissocier les deux, et pourquoi pas faire survivre l’un quand l’autre meurt.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Déterminisme, essentialisme... Notre place dans l'univers ! |
Doude -
posté le 16/11/2023 à 11:13:49. (3308 messages postés) |

| Je me donne du temps pour mieux potasser tout ça. On semble être d'accord en grande partie, mais la persévérance de l'être me semble toujours inféodée à la souffrance-plaisir, sans prendre sa place. La persévérance de l'être fera marcher un humain dans le désert pendant des jours à la recherche d'eau, jusqu'à devenir fou par la soif, alors qu'il aurait pu abréger ses souffrances en se tuant avec le couteau qu'il a dans la poche. Je n'arrive toujours pas à penser correctement cet axe souffrance-plaisir de toute façon. L'outil "souffrance" est complétement pété, le corps peut basculer en mode souffrance pour avertir qu'il y a un problème et faire fuir l'être de ce problème, mais si impossibilité de fuite, c'est l'auto-destruction.
Et je reste bloqué sur le fondamental, en ayant l'impression de stagner/régresser : si parler de morale c'est dire ce qui est bien ou mal (au sens premier du terme, pas "ce qu'il serait bon de faire"), alors ça ne peut que mobiliser que quelque chose portant préjudice ou bénéfice à l'être considéré ; or la persévérance de l'être ne rentre pas dans ce champ, puisqu'il s'agit de lois mécaniques, de déterminismes, mais qui ne disent rien d'autre. Seuls les outils comme les récepteurs du plaisir ou de la souffrance seraient légitimes à mes yeux pour parler de morale, donc l'utilitarisme s'imposerait de fait comme la seule loi morale légitime et rationnelle et voici pourquoi on ne devrait pas s'inquiéter du sort de tout le vivant non-sentient. Et voilà comment on sort de la tautologie de "ce qui est bien est bien / ce qui est mal est mal" : en affirmant que l'utilitarisme n'est pas une loi morale choisie au milieu de beaucoup d'autres, c'est en réalité la même chose que la morale "tout court".
Maintenant si le vrai sens de morale c'est "ce qu'il serait bien de faire", alors là oui j'ai tout faux, et tautologie etc.
Bon, je vais continuer de cogiter, mais plus tard, mon cerveau fume ! 
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Doude -
posté le 13/11/2023 à 12:23:52. (3308 messages postés) |

| Oui je suis d'accord, et je l'explique dans mon message.
Je veux par là désacraliser ce terme de bonheur pour le traduire en "accomplissement de ce que l'entité désignée est programmée pour être / faire par les déterminismes qui la surplombent". Effectivement, ça relègue les notions de souffrance / bonheur un peu au second plan mais ça relève du même champ. Traduisons alors la souffrance par ce qui va "contre l'intérêt de l'individu". Mais j'espère que le ton de mon message ou du précédent ne donne pas l'impression que je suis sûr de tout ça, que j'ai tout compris, car je n'ai pas mis un terme à ma réflexion ; c'est juste que je trouve un peu rude de reléguer l'idée de la souffrance (du "contre-intérêt") comme brique élémentaire pour construire une théorie morale au rang de croyance mystique sorti de mon chapeau. On a aucune raison de croire en Dieu parce que c'est un être vu comme délimité, avec une conscience, une volonté (que des concepts faux ou qu'on peut remettre en question), une théorie non parcimonieuse. La souffrance (le contre-intérêt) est un fait réel, observable, qui dicte des comportements. Jusqu'à quel point, là est le débat, mais Rots a été malhonnête de le comparer à la croyance en Dieu.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Déterminisme, essentialisme... Notre place dans l'univers ! |
Doude -
posté le 13/11/2023 à 10:16:09. (3308 messages postés) |

| Tu y vas un peu fort, Rots. Bon je vais y aller en caricaturant :
C'est quoi, le bonheur pour une pierre ?
C'est quoi, le bonheur pour la gravité ?
C'est quoi, le bonheur pour une paramécie ?
Tout ce qui existe dans l'univers est en mouvement et sous la contrainte de lois physiques bêtes et méchantes. Les organismes vivants primaires semblent obéir à des lois mécaniques de conservation de leur intégrité et de reproduction. Ils adoptent donc des caractéristiques et comportements qui maximisent leur intérêt, sous la contrainte de l'environnement. Des individus peuvent s'auto-détruire parce qu'ils sont programmés pour, je l'englobe dans "intérêt". Dès que ça touche à du vivant complexe, on fait sans problème voler en éclat la vision matérialiste, froide, dépassionnée du monde et on essaye de trouver une nouvelle nature à certains comportements. Par ex, et je te cite, la "quête de la connaissance" devrait être vue comme pouvant s'inscrire dans le champ moral comme tout aussi légitime que n'importe quoi d'autre et, si j'ai bien compris ta phrase à l'époque, cette quête ne serait reliée en aucune façon au concept de malheur ou bonheur. Finalement, tu fais ici comme beaucoup de monde, tu divinises l'esprit humain.
Nemau et moi défendons l'idée que la quête de la connaissance, c'est aller dans son intérêt, ça rend heureux de savoir, tout simplement, pour qui en ressent le besoin, ou ça supprime la souffrance d'être ignorant, c'est la même chose.
Je pense que tu bloques sur le mot de souffrance que tu trouves trop enfermant / réducteur. Mais si souffrance et bonheur sont sur une même échelle (tu as le droit de dire que non, mais je veux bien des précisions alors), alors on pourrait utiliser le même terme pour parler de tout. Je peux sans problème troquer mon terme de souffrance et n'employer plus que "bonheur" en disant qu'être en souffrance, c'est être dans un état zéro ou négatif de bonheur. "Intérêt" semble meilleur à tout point de vue. Et par rapport à cet "intérêt", qui va dans le détail aussi finement possible [par ex si un individu est doté de récepteurs de la dopamine, son corps va vouloir que ces récepteurs soient remplis au maximum], alors tout n'est que préjudice ou bénéfice. Nemau et moi avons pris ça par le bout du préjudice, mais on aurait pu faire l'inverse, bref depuis le début on parle d'une seule et même chose.
Je n'arrive pas à trouver d'exemples où un individu irait contre son intérêt en dehors de la contrainte. Et c'est finalement si logique d'un point de vue déterministe. Un humain irait contre ce que lui dit de faire son cerveau, son corps, tout ce qui est gravé par les lois déterminantes de l'univers ? Intérêt c'est hyper large.
Je suis en désaccord donc avec pas mal des points de ta liste d'au-dessus, mais je vais pas faire du quote battle c'est pénible pour tout le monde. En tout cas on peut poser une théorie simple sur la table (par ex : quelque chose existe) et accepter toute la complexité qui peut s'insérer dedans / l'étayer.
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
Posté dans Forum - Déterminisme, essentialisme... Notre place dans l'univers ! |
Doude -
posté le 11/11/2023 à 21:05:02. (3308 messages postés) |

| Je réponds juste à ça Rots :
Citation: Cet axiome moral dangereux incite à la destruction de tout le vivant (pour absolument empêcher tout préjudice de se produire) |
Non. Car c'est tout ou rien. Il faudrait que la destruction de tout le sentient (pas vivant) soit immédiate et certaine et faisable. C'est impossible donc on oublie direct.
Par contre cela conduit à une position globalement anti-nataliste (que ce soit pour les humains ou les animaux sous notre domination) et ça, je me range complètement dedans, mais on en a déjà parlé. Ce qui n'existe pas est supérieur à ce qui existe car "rien" ne peut pas avoir de regret. Dire qu'il est mieux que quelque chose existe, toutes choses égales par ailleurs (sans même parler de souffrance ou bonheur) c'est absolument biaisé et faux. Ça cache un bénéfice sans le dire. C'est vraiment terriblement humain que de vouloir préférer le quelque chose au rien. Faut essayer de penser d'un autre point de vue !
Sinon, une expérience de pensée pour remettre en question ma logique de "tout est souffrance" (dont je suis pas sûr, hein), serait imaginer un bébé qui naisse dans un état neutre (on imagine que sa vie est sans souffrance ni bonheur pendant la grossesse), et dès qu'il nait on se grouille de lui injecter dopamine, endorphine, etc. bref tout ce qu'on a de chimique qui créerait du plaisir pour son corps. Et alors que la courbe de ce plaisir biologique est toujours en train de monter, sblaf on le bute immédiatement le bébé. Alors ce bonheur (physique) n'existerait pas comme relatif à une souffrance en négatif. C'est ce qui fait que je suis pas sûr à 100% de ma théorie ou plutôt, je pense qu'elle est vraie dans 90% des cas. Que tout le temps, les gens (condescendance mode on) confonde une situation de plaisir / bonheur avec une situation d'annulation d'un état de souffrance non évident (ennui / monotonie, manque social...). Si j'en reviens au bébé, je suis même pas sûr que ça créerait réellement du bien-être physique, peut-être que ça redéfinirait juste en 1 sec ce qui serait la normalité pour cet être, et que dès que l'endorphine sera partie il sera dans le pire bad possible. Bon je pense pas trop, mais je continue d'y réfléchir.
Citation: On pourrait considérer n’importe quelle combinaison mathématique des deux grandeurs (bonheur, souffrance) à maximiser |
Sur le détail j'ai rien cogité, moi j'essaye juste de bien comprendre le tableau d'ensemble. C'est effectivement bien beau de dire "maximiser le bonheur" mais il doit y avoir 1000 façons de s'y prendre.
Moi je suis toujours pas au clair si :
1 M de personnes dans le monde se cogne le petit orteil
est vraiment équivalable (voire même à peine supérieur, imaginons) à
1 seul mec torturé à mort pendant 10h
Sur le papier l'utilitarisme dit que si le mec seul souffre à peine moins que la combinaison de toutes les souffrances individuelles, il doit se sacrifier (je rappelle qu'on imagine ça toutes choses égales par ailleurs, c a d il a pas de famille qui va le pleurer etc.).
Bref. Est-ce que ça peut vraiment se totaliser la souffrance ?
Je préviens, tout le monde le fait tout le temps, et même on ajoute la variable du temps dans l'équation, c'est à dire que c'est amplifié par une grosse quantité de souffrance sur un temps court, sinon la Shoah ne serait pas vue comme le pire truc du monde.
Tout ça pour dire que je suis sûr de rien Rots.
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Posté dans Forum - Déterminisme, essentialisme... Notre place dans l'univers ! |
Doude -
posté le 09/11/2023 à 18:37:04. (3308 messages postés) |

| Citation: Maximiser le bonheur (ça c'est Doude et Nemau !), ou minimiser la souffrance (ça c'est moi, salut !). |
Non non, je suis complètement dans le deuxième axiome !
D'ailleurs pour moi le bonheur n'existe pas vraiment, c'est de la "souffrance en négatif".
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L'utilitarisme c'est quand tu es utile. |
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